Top 5 des films pour enfants qui parlent de drogue

L’une des pires idées pour un jeune adulte consiste à revoir les films préférés de son enfance. Ça gâche tout, ça pourrit tout, ça déforme tout. La puberté passée par là donne beaucoup, mais alors beaucoup trop de lucidité au spectateur, qui réalise trop souvent que son dessin animé doudou est complétement pervers, douteux ou incohérent ou les trois et qu’il implique régulièrement diverses drogues.

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Si on parvient sans peine à identifier des tas de films pour enfants où les créateurs ont très vraisemblablement consommé des quantités colossales de produits chimiques pendant le développement, le héros qui se défonce à l’écran reste un peu plus rare. Voici donc une sélection de films pour enfants où les personnages prennent de la drogue.

ASTERIX ET LE DOMAINE DES DIEUX (2014)

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Le 26 novembre en salles, notre représentant préféré de la comédie en France, Alexandre Astier, accompagné de Louis Clichy, portent à l’écran une nouvelle adaptation des aventures de la meilleure égérie pour Movember de toute la Gaule : Astérix et le Domaine des Dieux.  Ici, les irréductibles Gaulois s’opposent à une nouvelle tentative d’invasion romaine, aidés par leur druide Panoramix et sa potion magique.

Traduit IRL, Astérix et ses copains demandent au médecin du village, sorte de croisement entre Walter White et Dumbledore, de leur fournir une boisson, à base de plantes et autres substances non identifiées, qui décuple leur performances physiques en terme de force, de vitesse et de résistance, le tout à la suite d’un sursaut, ou plutôt d’un « flash » . Démonstration.

Si l’âme d’enfant se cramponne à l’aspect MAGIQUE de la potion, comme une sorte de super cocktail RedBull/Guronzan, le presque adulte rationnel en arrive à se questionner sur le caractère au mieux dopant et au pire parfaitement suspect de la substance ainsi administrée par le « docteur ».

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Alice aux Pays des Merveilles (1951)

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Probablement le film le plus évident de cette liste, Alice au Pays des merveilles est l’adaptation du roman éponyme de Lewis Caroll de 1865, lui-même ouvertement consommateur de psychotropes divers. L’expression « fall down the rabbit hole », qui désigne dans le film le passage de l’héroïne (Alice l’héroïne. Pas la drogue. Merci. Bisous.) du monde réel au monde fantasmé, théâtre de ses aventures, est même devenue une expression consacrée pour évoquer la prise de drogue.

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Quand elle arrive au fond du dit « trou », Alice consomme alternativement un gâteau et une boisson qui la font changer de taille afin de passer une porte et déambuler dans un univers où elle rencontre pêle-mêle des animaux qui parlent, fument et prennent le thé ou encore une reine qui joue au golf avec des flamands roses. La petite Alice inaugura ainsi le panthéon des égéries Disney qui forcent sur les bonbecs hallucinogènes, bien avant Lindsay et Miley.

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Les Schtroumpfs (2011)

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Les Schtroumpfs de Peyo connaissent depuis 2001 une nouvelle série d’adaptations au cinéma plutôt bien accueillies. Pourtant, il s’agit bel et bien d’un nouvel exemple préoccupant de consommation quotidienne de « longues feuilles verte » de salsepareille affectant le comportement. On s’inquiète alors que nos joyeux copains bleus aient perdu une proportion non négligeable de leur aptitude au langage. Cela se traduit par une inquiétante réduction de leur champ lexical et de l’ensemble des ressources linguistiques employées. Au royaume de la défonce azurée, la dénomination de l’espèce devient ainsi un nom, un adverbe, un adjectif voir même un COD complet. Et ils vivent dans des champignons. Nuff said.

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Charlie et la Chocolaterie (2005)

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L’adaptation du livre de Roald Dahl de 1967 retranscrit à l’écran les aventures du jeune Charlie Bucket, petit garçon issu de la classe ouvrière défavorisée, qui gagne un concours lui permettant de visiter la chocolaterie d’un génie fantasque de la confiserie, Willy Wonka, en compagnie de 5 autres heureux vainqueurs. Durant cette journée, le chocolatier fera ingérer aux enfants qui visitent son usine diverses pilules et sucreries colorées qui les feront gonfler, devenir bleus et leur refilerons des tripotés d’hallucinations digne de Las Vegas Parano.Avec le même Johnny Depp… Parfaite coïncidence ? Affreux doute…

Au programme : manger de l’herbe, des numéros musicaux de pygmées qui ont tous l’exact même visage ou encore croire être emprisonné à l’intérieur d’un téléviseur. Monsieur Wonka apparaît en dealer de very very bad trip et finira même par essayer de kidnapper le seul survivant pour en faire son apprenti, dans un joyeux Breaking Badchocolatier.

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Minuscule (2013)

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Dans une mignonne vallée, lieu de moult pique-niques sur nappe à carreaux, une bande d’encore plus mignons insectes découvre une boite de « sucre » dont l’absorption leur fait faire des bons de 6 fois leur taille, avec spasme musculaire et dilatation des pupilles. La joyeuse troupe décide alors de ramener la cargaison à la maison, dans une épopée digne d’un fast track Marseille-Paris, avec guerre des gangs et règlement de compte en prime en mode Black VS Red Fourmis, à base de Popopopow. Prochaine étape, créer une grande franchise de films, dont le deuxième épisode raconte les aventures d’une cousine sud américaine de Maya l’abeille qui fait la drug mule avec des pochons d’héroïne farcis dans le thorax.

Rendez-vous dans le prochain épisode pour de nouvelles aventures, où nous trancherons entre Wes Craven et le sirtaki.

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