Merde, Johnny est mort… et ça fait bizarre en vrai

Voilà, Johnny Hallyday est mort, ça y est. Est-ce qu’on se devait de faire un article comme tout le monde ? Pas forcément.

Mais à force de se demander ce qu’il se passerait à sa mort, fallait bien que ce jour arrive enfin. On sait enfin ce que ça fait. Et bah en vrai, c’est un peu bizarre quand même.

Non pas que je sois spécialement un gros fan hardcore ou que j’aille spontanément écouter tous ses albums, mais quand même, c’est Johnny quoi. Y’en a un seul chez nous, tout le monde sait de qui on parle quand on dit « wow, t’as vu pour Johnny ? ». C’est pas Depp, Ramone, Clegg, Cash, Knoxville ou Ecker (les vrais fans de foot savent).

Oui, je vous vois déjà venir là. « Gneuh gneuh on s’en branle de Johnny, en plus il payait pas ses impôts mdr ». Déjà, calmons-nous et puis arrêtons de faire semblant. Evidemment que le mec était pas tout blanc, mais ça restait un taulier, suffit de voir la carrière d’enfoiré du bonhomme même si c’était peut-être pas un prix Nobel.

Pour des générations entières, c’est un gars qui a toujours été là. Une référence qui a traversé les époques. Quand tes darons commençaient à se pécho, il était déjà au top. Y’a même moyen que t’aies été conçu(e) sur une de ses chansons. Terrible quand on y pense… T’as peut-être vraiment quelque chose en toi de Tennessee.

Puis parlons-en de ses chansons tiens. Combien de fois j’ai pu chanter « Allumer le Feu » à moitié bourré (complètement en fait, simple détail) en soirée ? Combien de fois j’ai fait chier Marie, ma voisine de table au collège à cause de lui ? Après un « merde, t’as vu ta gueule ? » tu peux plus dire « bah quoi ma gueule ? » sans enchainer derrière. Le mec pèse.

Et les sosies bordel ! Le nombre d’épisodes de Confessions Intimes que j’ai saigné sur les collectionneurs de l’extrême qui sont même prêts à remplacer leurs enfants par des silhouettes en carton de Johnny. Les episodes sur les gigas groupies qui ont mis sous vitrine une bouteille d’eau dans laquelle il aurait bu ou juste toutes les battles de sosies qui lui ressemble autant que moi je ressemble à Eva Mendes. Du bonheur à l’état pur. Aujourd’hui je pense à eux un peu aussi. A la tristesse qu’ils doivent ressentir à cause de cette passion qui les animait au quotidien et nous faisant gentiment rire en même temps parce qu’on trouvait ça un poil abusé tout de même.

Tout ça sans compter l’influence du mec dans les reférences du quotidien. Je peux plus voir une coupe mulet teinte en blond, un t-shirt avec des loups qui hurlent vers la lune ou même une Harley Davidson sans penser à Johnny. Quand je croise un gros beauf avec un bouc, des lunettes noires et une veste en cuir je me dis toujours « ah quel gros Johnny celui-là ». C’est fini ça aussi.

Aujourd’hui, c’est pas seulement Johnny qui est mort, c’est sa marionnette des Guignols avec le « ah que coucou ! » légendaire. C’est Jojo des Minikeums dans mon enfance ou la pub pour WOOOOOOPTIIIIIIC 2000 que vous venez sans doute de lire avec sa voix. C’est son rapport chelou à la grammaire ou au foot quand il confondait Zizou avec Zazie en pleine promo de son hymne de l’équipe de France pour la Coupe du Monde 2002 où ils ont fini par se faire sortir salement en poules. AAAAALLEEEEEZ LES BLEEEEUS… WOOOON EST TOUS ENSEMBLEUH !

Est-ce qu’il va me manquer, bof, pas forcément. C’est pas mon père non plus. Mais est-ce que ça fait un peu bizarre ? Ouai…

Allez, RIP Jojo. Vous êtes génials.

Commentaires ()