J’ai donné à chacun de mes 6 enfants le nom d’une station de métro parisienne pour voir lequel devenait le plus populaire

Grand adepte des transports en commun et fan de la RATP depuis ma plus tendre enfance, j’ai décidé de rendre hommage à cette célèbre institution en baptisant chacun de mes enfants du nom d’une station de métro.

Le but ? Voir si celle-ci avait une influence sur la réussite socio-professionnelle de nos chères petites têtes blondes.

Une expérience menée par Golden Moustache en partenariat avec le CNRS de Dijon.

Breguet-Sabin

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Gai, chantant, « Breguet Sabin » s’est naturellement imposé comme le prénom idéal pour nommer notre aîné à moi et mon mari. En plus il s’agit d’une station de la ligne 5 que j’affectionne tout particulièrement puisque c’est là où j’ai grandi. Le petit Breguet Sabin avait donc toutes les chances pour bien partir dans la vie.

Malheureusement l’espoir a vite cédé la place au désenchantement. Dès son arrivée à l’école, Breguet-Sabin devient rapidement la cible de tous les quolibets à cause de son prénom original et de ses manières délicates. Les surnoms insultants fleurissent rapidement et Breguet-Sabin, déjà émotif, demande en CM1 à être scolarisé à domicile ce qui achève de le marginaliser. Il n’aura pas son brevet des collèges et arrêtera ses études en 3ème.

Un échec cuisant.

La Fourche

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Heureusement, la roue tourne. Trois ans plus tard, nous avons un deuxième enfant que nous décidons tout de go d’appeler La Fourche, un prénom de bandit qui devait lui épargner les mêmes dérives que son grand-frère BS.  

Le stratagème fonctionne un peu trop bien : très vite La Fourche développe un goût prononcé pour la violence, se bat régulièrement avec les jeunes du quartier et se passionne pour les combats de catch et les voitures tunées. Passion qui le conduira à dealer devant son lycée pour se payer son premier coupé sport. Arrêté après avoir essayé de braquer une épicerie pour rembourser ses créanciers, nous prenons la sage décision de l’envoyer en pension. Allez hop ça dégage.

Blanche

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Fort de ses expériences nous décidons de privilégier un terrain neutre pour notre prochain enfant.

Grand bien nous fasse : la petite Blanche, nommée en hommage à la station éponyme de la ligne 2 et 12, est un cadeau du ciel : elle excelle en violon, est une prodige de badminton et ne décroche que des bonnes notes de l’école. Mieux encore : les gens ne lui font jamais remarquer qu’elle a un nom de station de métro !

Elle deviendra la coqueluche de Polytechnique dont elle sortira major de promo avec les honneurs.

Gare Montparnasse

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Impossible d’ignorer quelqu’un avec un nom aussi emblématique que « Gare Montparnasse ».

Malheureusement les gens l’ont rapidement pris en grippe, la faute aux grèves de la SNCF et aux retards de plus en plus fréquents des trains dont ils le croyaient injustement responsable. Les messages de haine sur sa page Facebook lui vaudront finalement une solide dépression.

Le jour de ses 18 ans, nous décidons finalement de le renommer Gare du Nord pour atténuer le cyber-harcèlement dont il était victime.

Putain d’amalgame.

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Bon ok la c’était clairement pas une bonne idée. Avec son prénom tout droit venu de la Terre du Milieu et son physique disgracieux, Ourcq n’a jamais complètement réussi à s’intégrer à la société. Aussi parce qu’on l’a un peu négligé, on ne va pas se mentir.

Mais bon le 5ème enfant, c’est toujours pour toucher les allocs.

La Motte Picquet-Grenelle

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Le petit dernier de la famille et de loin le plus gâté.

Surtout avec un nom pareil ! Celui-ci ne laisse personne insensible et lui vaut tout un tas de surnoms originaux : La Motte’, La Motte Picqouze’, MP’, MPC et j’en passe.  

Son blaze attire même rapidement l’attention des plus gros MC dont le rappeur Booba qui lui propose de faire sa première partie à Bercy sous le nom de Gren2Le.

Malheureusement c’était sans compter que La Motte Picquet-Grenelle ne savait pas rapper une ligne ce qui lui vaudra de se ridiculiser devant 20 000 personnes manu militari.

Du coup on lui a dit qu’il était adopté. Ça lui apprendra à faire le chaud.

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Hep, salut toi ! Merci d'avoir été jusqu'au bout de cette page.

Pour te récompenser, on te propose de (re)découvrir la bande annonce de Love in Translation et toutes nos séries Golden Stories.

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