Après un 9ème échec amoureux, j’ai décidé de devenir coach en séduction

Encore puceau à 28 ans, banni à vie de Tinder, et largué pour la 9ème fois consécutive au bout de trois jours de relation, j’ai fait ce que n’importe qui aurait fait à ma place : devenir coach en séduction.

Car après tout, si j’arrive à convaincre des millions d’internautes paumés que je suis un véritable Casanova, pourquoi pas ça ne marcherait pas avec deux, trois zouzs ?

Ceci est mon histoire.  DUM-DUM

Etape 1 : Le staïle

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Tous les experts vous le confirmeront : le plus important dans le jeu de la séduction, c’est le style, l’allure, la dégaine. Heureusement, ayant moi-même visionné des centaines de vidéos de coach en séduction (comme la plupart des personnes vivant dans une misère sexuelle prolongée), j’avais de solides bases pour me constituer une garde-robe d’alpha-mâle.

Ni une ni deux, je me rends sur Desigual pour acheter quelques pièces de maître séducteur qui feraient passer Justin Timberlake pour Jean-Claude Duss :  

       Un gilet sans manche

       Un jean-griffé type « Florida »

       Un chapeau tout droit sorti d’un clip de Christophe Mae

       Et bien sûr des chaussures en cuir pointues

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Etape 2 : Le mental

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Me voilà armé pour arpenter le macadam et draguer lourdement les meufs comme un mec badant. Reste encore à me forger une mentalité à toute épreuve pour essuyer les nombreux rejets qui m’attendent.

Pendant plusieurs jours, je me barricade chez moi et lis en long et en large le site Art de Séduire qui m’éclaire sur de nombreux points comme : « comment écrire une lettre pour exciter une femme » « le jour où j’ai compris que les femmes n’avaient pas le pouvoir » ou encore « comment inciter une fille à vous faire une fellation ».  

J’en profite également pour lire tous les livres de Michel Houellebecq.

Doucement mon esprit se libère et s’affranchit des barrières érigées par la société. Je prends conscience d’une vérité importante qui m’avait échappée jusque là : les femmes sont apparemment des objets.

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Etape 3 : La forme

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En parallèle, je passe le plus clair de mon temps « à la salle » histoire d’être « in shape » comme le disent les pick up artists.

Je travaille les abdos, les fessiers, les quadri et fais régulièrement du jogging pour rattraper les filles qui courent trop vite.

A l’heure du dèj, j’avale un max de prot’, des blancs de poulets, des fittea et j’échange des histoires grivoises avec mes nouveaux copains qui s’appellent presque tous Enguerrand.

N’ayant jamais “ken”, je n’ai rien à raconter mais je fais illusion en citant Barney Stinson et en rigolant très fort à leurs vannes.

J’ai oublié d’aller au boulot ces trois dernières semaines mais je me sens revivre.

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Etape 4 : La rue

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L’heure est venue de tourner ma première vidéo Youtube. Muni d’une caméra cachée, je me rends à Chatelet-Les-Halles un samedi après-midi pour « faire du gringue » et soutirer des 06 : il y a tellement de FILLES je ne sais plus où donner de la tête.

Pendant 2 longues heures, je tente toute une série de phrases d’accroches ou « catchphrase » à base de « alors » qui marchent plus ou moins bien :

« Alors les filles, on se ballade ? »

« Alors les filles, on fait ses courses ? »

« Alors les filles, on profite de l’après-midi pour faire les soldes et marcher du côté de Chatelet-Les-Halles dans le 1er arrondissement ? »

« Alors les filles, on veut pas me répondre ? »

Le succès est mitigé. Les filles semblent gênées et assez vite, les commerçants du quartier me demandent de partir. Mais qu’importe, j’ai du matos.

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Etape 5 : La renommée

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Après quelques journées de montage, je suis assez content de moi. La vidéo cartonne et cumule en l’espace d’une journée plusieurs millions de vues à l’image d’un clip de PNL.

Les visages étant floutés et le son modifié, on ne voit pas du tout le dégoût que j’inspire à mes interlocutrices ni leurs refus et leurs « casse-toi » impatients.  Mieux, j’ai même inséré des sous-titres pour faire croire qu’elles étaient d’accord pour me suivre chez moi direct après, ce qui me vaut des commentaires élogieux d’internautes qui s’appellent Prédator, ou PussyAddict : « tro for le mec il a pa peur ^^ »

Depuis, la vie me sourit. Je suis invité sur les plateaux télé, mes fans se comptent par milliers et je suis considéré par un gourou de la drague dans le monde entier. Mes années loose me semblent bien loin…

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Conclusion

L’important dans la vie ce n’est pas d’avoir du succès avec les filles, c’est de faire croire que vous en avez.

Et si vous voulez en savoir plus achetez mon livre :

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(En vrai, ne faites pas ça…)

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Hep, salut toi ! Merci d'avoir été jusqu'au bout de cette page.

Pour te récompenser, on te propose de (re)découvrir la bande annonce de Love in Translation et toutes nos séries Golden Stories.

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