8 choses que je n’ai jamais comprises dans How I Met Your Mother

Pendant plusieurs années, How I Met nous a bien fait golri. Barney et ses “legendary” “suit up”, “challenge accepted”, Robin et ses tubes de pop-star canadienne, Marshall et son “slap bet”, Lily et son addiction au shopping, Ted et son… euh… ses… Enfin Ted quoi.

Et si la qualité de la série a malheureusement sacrément chuté au fil des saisons – jusqu’à nous délivrer un final des plus mitigés – il faut reconnaître que How I Met a, avec le temps, acquis le statut de série culte et durablement marqué les esprits. Et aujourd’hui encore, difficile de ne pas revoir un des premiers épisodes sans sourire avec nostalgie devant celle que l’on a longtemps présentée comme la digne héritière de Friends.

Pourtant il y a des choses que j’ai jamais comprises.
Attention spoilers.

Ted Mosby

Ted-Mosby-how-i-met-your-mother-840537_720_480

La plus grande faiblesse de la série. Architecte de 27 ans au démarrage de celle-ci, Ted est une  petite baltringue indécise obsédée à l’idée de trouver “THE ONE”, la femme de sa vie. Et si la meuf ne joue pas de la basse, ne possède pas 5 Golden Retrievers et ne rigole pas à toutes ses blagues flinguées, alors ça dégage. Parce que vous comprenez pour plaire à Monsieur Ted Mosby, sa tête d’oeuf, sa coupe de cheveux digne de Blink 182 et ses chemises à motifs dégueulasses, il vaut mieux être une pointure. Et le pire c’est que l’histoire lui donnera raison puisque Ted, après avoir éconduit une dizaine de filles, finira bel et bien par rencontrer celle qui coche toutes les cases de sa très longue liste. (Pour ensuite comprendre qu’en fait non, la femme de sa vie c’est Robin, vous savez celle qui lui met des râteaux depuis 10 ans).
Moralité : si vous êtes célibataire, passez vos journées à chouiner et à emmerder le monde depuis 9 ans, surtout ne changez rien. Vous êtes parfait. La femme de vos rêves arrive en courant.

Comment ils paient leurs verres ?

cheers

Ted, Marshall, Lily, Robin & Barney se retrouvent chaque soir au Mac Larens, le café OZ local où ils s’envoient des verres, des chicken wings et des burgers jusqu’à pas d’heure. Sachant qu’à Manhattan, le prix de la pinte doit avoisiner les 8$ (au mieux) et qu’ils s’y donnent rendez-vous chaque soir, on peut raisonnablement se demander où une prof de maternelle, un étudiant en droit et un architecte junior trouvent les sous pour financer leur rythme de vie de pacha. Et je ne vous parle évidemment pas de leur appart de 100 mètres carrés downtown, de leur nouvel an en limousine et de leurs virées improvisées en avion à Philadelphie.

Personne n’alerte les services sociaux pour les enfants de Ted ?

Capture d’écran 2018-10-26 à 11.36.54

ça fait 9 saisons, 208 épisodes et 76 heures que les enfants de Ted sont séquestrés dans son salon pour écouter la diarrhée verbale de leur daron et le récit de toutes les meufs qu’il s’est tapées avant de leur rencontrer feu leur mère. Alors déjà, c’est sacrément traumatisant. Mais surtout pourquoi ne se rebellent-ils pas ? Est-ce que quelqu’un les nourrit ? Ils n’ont pas cours ? Ils ont le droit à des pauses ? Ils peuvent aller aux toilettes ? Se changer ? Se doucher ? A voir leurs têtes de six pieds de long au début de chaque épisode, il faut croire que non. Ma théorie ? Le fils et la fille sont en réalité des bénévoles qui rendent visite à un vieil homme malade qui a fini seul et se réinvente une vie. C’est la seule explication plausible et c’est une fin beaucoup plus crédible pour Ted.

Depuis quand les meufs sont aussi teubées ?

maxresdefault

Ok, je veux bien que les stratagèmes de Barney soient assez élaborés mais franchement il y a des limites. En l’espace de 9 saisons, Barney arrive à convaincre une zouz qu’il est le bassiste de Cheap Trick, une autre que son sexe est une lampe magique, une autre qu’il est Neil Armstrong et une dernière qu’il revient du futur et doit absolument coucher avec elle pour sauver l’humanité. Et je ne vous parle pas du « Naked Man » qui consiste à se foutre à poil devant une inconnue pour coucher avec elle, une technique qui marche deux fois sur trois selon les créateurs (pas sûr que Strauss Kahn et Weinstein valident). Alors certes on est dans une série mais n’oublions pas que le Playbook est vendu et cité comme une référence par les coachs en séduction : faut pas s’étonner après que les mecs draguent lourdement et prennent les meufs pour des gogoles.

La technique “Haaave you met Ted ?”

tenor

Tiens puisqu’on parle de drague, est-ce qu’on peut revenir sur la célèbre technique “Have You Met Ted ?”. Parce qu’honnêtement si vous étiez dans un bar irlandais bruyant en train de parler avec une pote et qu’on vous tapait sur l’épaule pour vous demander “Eh eh tu connais mon pote Ted ? Parle à Ted !” vous auriez envie de lui parler ? Moi honnêtement ça me gaverait, j’étais juste là pour boire un coup entre potes et je dois me retrouver à parler architecture avec un mec rasoir qui fait des jeux de mots sur les fruits de mer. Je veux bien que les gens soient plus ouverts d’esprit à NYC mais c’est louche que ça marche à chaque fois quand même.

L’ananas

rs_560x415-130923092212-rs_1024x759-130919125708-1024.pineapple.cm.91913

Le mystère restera entier tout comme l’ours polaire dans Lost. Mais rendons à César ce qui est à César : How I Met ne nous a jamais promis d’explication sur l’origine du fruit tropical. Mais bon, après autant de détours, de rencontres romantiques inutiles du côté de Ted, ils auraient pu faire un geste. Au moins pour nous remercier d’avoir regardé la saison 9 jusqu’au bout.

La saison 9…

Himym_a

Les trois premières saisons d’How I Met sont drôles, les 4,5 et 6 moyennes, les 7 et 8 vraiment pas terribles mais la saison 9, elle , est un naufrage. Que s’est-il passé en salle d’écriture ? Les créateurs ont-il fait appel aux scénaristes de Plus Belle la Vie ? Déjà il y a cette idée de consacrer toute la saison au mariage de Barney & Robin (24 épisodes, pour trois jours drôle d’idée mais passons) ce qui donne lieu à des épisodes de remplissage tout bonnement absurdes (Barney sort jusqu’à 7h la mat la veille de son mariage ? Mouais ok, admettons). Ensuite il y a ces running gags lourdingues et surexploités : Linus qui ramène des verres toutes les deux minutes à Lily (c’est golri une fois, deux fois, peut-être pas 17) Lily qui répète “you son of a bitch” de façon grotesque (je sais pas qui leur a dit que c’était drôle au départ, perso ça me laisse froid), les caméos dans tous les sens ou encore les regards caméras. Cerise sur le gâteau : un final qui nous révèle que cette saison était finalement vaine puisque Robin et Barney divorcent et la mère meurt. Donc tout ça pour quoi ? Bah rien, en fait.

Zoey

rag-and-bone-joan-sweater-and-how-i-met-your-mother-gallery

Petite copine de Ted dans la sixième saison, Zoey est un personnage plutôt rafraichissant quoiqu’assez décevant pour l’intrigue au final. Si Ted et Zoey sont très amoureux, Ted ne peut pas rester avec elle pour deux raisons : 1/ elle a des couilles ce qu’il n’a pas, 2/ elle n’est pas d’accord avec lui sur le sort réservé à un vieil immeuble. Une fois le vieil immeuble détruit, elle passe outre et propose à Ted de se remettre avec lui. Et Ted décide que… non. Pourquoi ? Parce que c’est comme ça. Les scénaristes n’ont pas envie. Et la plupart du temps c’est ce qui s’est passé dans cette série et qui a fini par la plomber malgré ses départs prometteurs : les scénaristes ne laissent pas les personnages évoluer et guider l’histoire comme ce fut le cas dans Friends par exemple. Non les scénaristes décident sur un coup de tête qu’en fait Ted est encore amoureux de Robin ou que Robin est encore amoureuse et réécrivent tout avec leur stylo magique, pif pouf.

Commentaires ()